Premier League 2008/2009 - Le bilan

Publié le par Karim Hameg


Salut à tous!!
Suite du bilan de la saison en Europe. Après l'Allemagne, place au second championnat à s'être terminé le week-end dernier, celui d'Angleterre.

Classement final
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. MANCHESTER UNITED (90, 38, 28, 6, 4, 68, 24, +44)
2. Liverpool (86, 38, 25, 11, 2, 77, 27, +50)
3. Chelsea (83, 38, 25, 8, 5, 68, 24, +44)
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4. Arsenal (72, 38, 20, 12, 6, 68, 37, +31)
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5. Everton (63, 38, 17, 12, 9, 55, 37, +18)
6. Aston Villa (62, 38, 17, 11, 10, 54, 48, +6)
7. Fulham (53, 38, 14, 11, 13, 39, 34, +5)
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8. Tottenham (51, 38, 14, 9, 15, 45, 45, 0)
9. West Ham (51, 38, 14, 9, 15, 42, 45, -3)
10. Manchester City (50, 38, 15, 5, 18, 58, 50, +8)
11. Wigan (45, 38, 12, 9, 17, 34, 45, -11)
12. Stoke City (45, 38, 12, 9, 17, 38, 55, -17)
13. Bolton (41, 38, 11, 8, 19, 41, 53, -12)
14. Portsmouth (41, 38, 10, 11, 17, 38, 57, -19)
15. Blackburn Rovers (41 38, 10, 11, 17, 40, 60, -20)
16. Sunderland (36, 38, 9, 9, 20, 34, 54, -20)
17. Hull City (35, 38, 8, 11, 19, 39, 64, -25)
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18. Newcastle (34, 38, 7, 13, 18, 40, 59, -19)
19. Middlesbrough (32, 38, 7, 11, 20, 28, 57, -29)
20. West Bromwich Albion (32, 38, 8, 8, 22, 36, 67, -31)

Manchester United, Liverpool et Chelsea sont qualifiés directement pour la prochaine Ligue des Champions.
Arsenal jouera le tour préliminaire.
Everton, Aston Villa et Fulham sont qualifiés pour l'Europa League.
Newcastle, Middlesbrough et West Bromwich Albion descendent. Wolverhampton, Birmingham City et Burnley montent.

Buteurs:
1. NICOLAS ANELKA (Chelsea, 19 buts)
2. Cristiano Ronaldo (Manchester United, 18 buts)
3. Steven Gerrard (Liverpool, 16 buts)
4. Fernando Torres (Liverpool, 14 buts); Robinho (Manchester City, 14 buts)
6. Frank Lampard (Chelsea, 12 buts); Dirk Kuyt (Liverpool, 12 buts); Wayne Rooney (Manchester United, 12 buts); Darren Bent (Tottenham, 12 buts)
10. Robin Van Persie (Arsenal, 11 buts); Gabriel Agbonlahor (Aston Villa, 11 buts); John Carew (Aston Villa, 11 buts); Kevin Davies (Bolton, 11 buts); Ricardo Fuller (Stoke City, 11 buts)
16. Emmanuel Adebayor (Arsenal, 10 buts); Benny McCarthy (Blackburn Rovers, 10 buts); Matthew Taylor (Bolton, 10 buts); Djibril Cissé (Sunderland, 10 buts); Kenwyne Jones (Sunderland, 10 buts); Jermaine Defoe (Portsmouth/Tottenham, 10 buts); Robbie Keane (Liverpool/Tottenham, 10 buts); Carlton Cole (West Ham, 10 buts); Amr Zaki (Wigan, 10 buts)

Le Big 4, encore et toujours 
C'est devenu une coutume en Premier League. Avant même le début de la saison, on sait quelles sont les équipes qui occuperont les quatre premières places: Arsenal, Chelsea, Liverpool et Manchester United. Le seul suspense concerne la place qu'occuperont ces quatre formations au classement.
Et pour la troisième année consécutive, c'est Manchester United qui s'est imposé. Plus que sur leurs individualités, moins performantes que la saison dernière à l'image de Cristiano Ronaldo, les Red Devils ont pu compter sur un collectif sans faille.
Liverpool termine deuxième mais peut légitimement avoir des regrets quant à sa saison. Steven Gerrard et ses coéquipers payent leur nombre conséquent de matchs nuls (onze, pour seulement deux défaites), dont beaucoup ont été concédés face à de petites équipes. A l'inverse, face aux autres membres du Big 4, les Reds ont été très performants avec 14 points pris sur 18 possibles (victoires 2-1 et 4-1 face à Manchester United, victoires 1-0 et 2-0 face à Chelsea, nuls 1-1 et 4-4 contre Arsenal).
Chelsea était parti pour une saison canon, sous l'égide de son nouvel entraineur Luiz Felipe Scolari qui devait inculquer la culture du beau jeu en plus de celle de la gagne. Mais peu à peu les résultats et le jeu des Blues se sont dégradés et Scolari a naturellement été renvoyé et remplacé par le sélectionneur de la Sbornaja (l'équipe nationale russe) Guus Hiddink. Dans un style plus sobre, il permettra à Chelsea de finir finalement troisième.
Arsenal a réalisé une saison plus que moyenne. Longtemps menacé de ne pas participer à la Ligue des Champions, les Gunners ont repris des couleurs avec l'arrivée au mercato d'hiver d'Andreï Arshavin et le retour de joueurs longtemps blessés tels que Fabregas et Adebayor. Avec une jolie série d'invincibilité et une bonne deuxième partie de saison, Arsenal a finalement obtenu le sésame qualificatif pour le tour préliminaire.

Under the Big Four
Aston Villa aurait pu constituer la surprise de la saison. Les hommes de Martin O'Neill ont développé un excellent football durant la première partie de saison au point de pointer à la troisième place, devant Arsenal et Chelsea, et d'espérer une place en Ligue des Champions. Mais tout s'est écroulé par la suite. Le buteur Gabriel Agbonlahor s'est tu et les Villans ont peu à peu reculé, finissant à la sixième place, derrière une équipe d'Everton toujours aussi régulière ces dernières saisons. Fulham a terminé à la septième place, un excellent classement pour une équipe qui a frôlé la relégation ces deux dernières saisons mais qui a su se reconstruire pour obtenir une place en Coupe d'Europe.
On attendait beaucoup de Tottenham et de Manchester City. Les Londoniens avaient comme d'habitude pour ambition d'aller défier le Big 4 et à ce titre les dépenses au mercato estival furent conséquentes, pour pallier notamment au départ de Robbie Keane et Dimitar Berbatov: 25 millions d'euros pour le petit prodige croate Luka Modric et 17,5 millions d'euros pour le buteur russe du Spartak Moscou, Roman Pavlyuchenko. Mais les débuts sont calamiteux et l'entraineur Juande Ramos est viré et remplacé par Harry Redknapp. Les résultats s'améliorent mais sans être excellents, et surtout le club se distingue par une politique sportive incoherente au mercato hivernal puisque les trois joueurs recrutés (Chimbonda, Defoe et Keane) ont tous déjà évolué au club. Au final, une huitième place bien décevante pour les Spurs. Du côté de l'autre équipe de Manchester, c'est le rachat du club par un miliardaire émirati qui a defrayé la chronique. Grâce à ses petrodollars, City a pu s'offrir Robinho pour 42 millions d'euros au nez et à la barbe de Chelsea. Mais les résultats ne suivaient malheureusement pas et le club a plus fait parler de lui pour son argent (l'offre faramineuse faite à Kaka au mercato d'hiver) que pour ses performances sur le terrain, qui lui ont valu une dixième place. On peut aussi ajouter à cette liste Portsmouth, dont les performances sportives cette saison ont eu trop de mal à justifier la masse salariale du club.
Enfin, il est à noter que deux clubs assez importants de la Premier League sont descendus: Newcastle et Middlesbrough. Les deux clubs payent ainsi de longues années de gestion approximative et d'argent dépensé n'importe comment.

En Europe: le Big 4, et après? 
On dit souvent du championat anglais qu'il est le meilleur au monde, en rappellant notamment la performance de ses clubs sur la scène européenne. En Ligue des Champions, le constat est éloquent: il y a au moins un club anglais en finale depuis 2005 et en demi-finale depuis 2004. Du reste, cela fait trois saisons d'affilée que l'on retrouve trois clubs du Royaume parmi les quatre demi-finalistes, et deux saisons consécutives que quatre d'entre eux squattent la moitié des places en quarts de finale. La saison dernière, on a même eu droit à la première finale anglo-anglaise de l'histoire de la C1 entre Manchester United et Chelsea. Et on aurait sans doute assisté à la même affiche cette saison sans une frappe du Barcelonais Andrés Iniesta au bout des arrêts de jeu de la demi-finale retour entre Chelsea et le Barça. 
Les quatres grands d'Angleterre dominent donc de la tête et des épaules la Ligue des Champions. Mais les performances des autres clubs en Coupe de l'UEFA pondèrent nettement le jugement selon lequel la Premier League écraserait l'Europe:
•Everton n'a pas survecu au premier tour, battu par les Belges du Standard de Liège (2-2, 1-2).
•Portsmouth a été sorti dès la phase de groupes, terminant quatrième derrière Wolfsburg, le Milan AC et le Sporting Braga. 
•Aston Villa a été sorti en seizièmes de finale par le CSKA Moscou (1-1, 0-2); Tottenham a quitté la compétition au même stade, éliminé par le Shakhtar Donetsk, futur vainqueur (0-2, 1-1).
•Dernier représentant de l'Angleterre, Manchester City a été sorti en quarts de finale par Hambourg (1-3, 2-1), non sans avoir bataillé au tour précédent face au Danois d'Aalborg (2-0, 0-2, 4-3 t.a.b.).
En conclusion, on peut dire que si les quatre meilleurs clubs anglais écarsent la concurrence en Europe, c'est encore loin d'être le cas des clubs de milieu de tableau.

En bref 
•Avec 19 buts, Nicolas Anelka a terminé meilleur buteur de la Premier League. C'est le deuxième français à recevoir cette distinction, après Thierry Henry (en 2002, 2004, 2005, 2006).
•19 buts, c'est aussi le plus faible total pour un buteur en Angleterre depuis 1999. Cette année là, Jimmy Floyd Hasselbaink de Leeds, Michael Owen de Liverpool et Dwight Yorke de Manchester United, tous trois meilleurs buteurs, avaient terminé la saison avec 18 buts.  
•Deux des trois promus ont réussi à se sauver, non sans difficultés. Après un bon début, Hull City s'est peu à peu effondré jusqu'à finir 17ème et arracher son maintien uniquement grâce à la défaite de Newcastle. Mal parti, Stoke City s'est par la suite bien repris pour finir la saison à une honorable 12ème place. En revanche, West Bromwich Albion, malgré un joli sursaut d'orgueil en fin de saison, n'a jamais pu sortir la tête de l'eau et finit lanterne rouge.

Voila, à demain pour la finale de la Ligue des Champions 
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