Coupe du Monde 2010 - Huitièmes de finale (3)

Salut à tous!!
Les huitièmes de finale touchent à leur fin. Au programme de ce lundi, un duel 100% européen et un autre 100% sud-américain: Pays-Bas - Slovaquie et Brésil - Chili.
Pays-Bas - Slovaquie
Après avoir terrassé (et éliminé) le désormais ex-champion du monde en phase de groupes, la Slovaquie allait elle créer une nouvelle sensation face à l'un des favoris du Mondial, les Pays-Bas? Pas sur, la sélection néerlandaise était bien meilleure que son homologue italienne. À Durban, (et malgré une première alerte slovaque au bout de 2 minutes sur une frappe de Hamšík, 2') les Oranje prenaient en tout cas le jeu à leur compte dès le début de la partie et se créaient la première occasion à la 11ème minute par Sneijder dont le tir était stoppé par Mucha. Sept minutes plus tard, Robben (enfin titularisé) réalisait sa spéciale: démarrage côté droit et frappe du pied gauche qui faisait trembler les filets slovaques. Logiquement, les Pays-Bas ouvrent le score et tiennent tranquillement le ballon jusqu'à la mi-temps, sifflée sur ce score de 1-0.
Mais les Néerlandais ne mènent jamais que 1-0 et les risques de se faire rejoindre sont nombreux. Aussi, ils tentent de se mettre à l'abri mais Mucha est à la parade devant Robben (50') et Mathijsen (51'). Ce manque de réalisme aurait pu être fatal aux Pays-Bas puisque dans le même temps les Slovaques se décomplexent et tentent crânement leur chance. Stekelenburg sauve ainsi son équipe de l'égalisation à deux reprises devant Stoch (67') puis Vittek (68'). La Slovaquie ne le sait pas encore mais elle vient de laisser passer sa chance. 84ème minute: Mucha manque sa sortie devant Kuyt qui sert Sneijder qui n'a plus qu'à pousser le ballon dans la cage vide. C'est fini pour la Slovaquie qui se voit toutefois récompensée de ses efforts en fin de match lorsque Stekelenburg fait faute sur Vittek en pleine surface et qu'un penalty est accordé aux Slovaques. Vittek se fait justice lui-même et transforme la sentence, ce qui lui permet de rejoindre Higuaín en tête du classement des buteurs de la compétition (4 buts). Sans forcer, les Pays-Bas s'imposent 2-1 et continuent leur sans-faute dans une compétition qui, pour l'instant, efface les désillusions de 2002 et 2006. Pour sa première participation à une Coupe du Monde la Slovaquie sort la tête haute, avec un exploit en prime. On reverra surement cette équipe à l'avenir.
Pays-Bas 2-1 (mi-temps: 1-0) Slovaquie
Buts: Pays-Bas: Robben (18'), Sneijder (84'); Slovaquie: Vittek (90'+4' sp)
Avertissements: Pays-Bas: Robben (31'), Stekelenburg (90'+3'); Slovaquie: Kucka (40'), Kopúnek (72'), Škrtel (84')
Pays-Bas: (1) Stekelenburg/(2) van der Wiel - (3) Heitinga - (4) Mathijsen - (5) van Bronckhorst(c)/(6) van Bommel - (8) de Jong/(7) Kuyt - (10) Sneijder (90'+2' (20) Afellay) - (11) Robben (71' (17) Elia)/(9) van Persie (80' (21) Huntelaar)
Coach: van Marwijk
Slovaquie: (1) Mucha/(2) Pekarík - (3) Škrtel - (16) Ďurica - (5) Zabavník (88' (14) Jakubko)/(19) Kucka/(7) Weiss Jr. - (17) Hamšík(c) (87' (10) Sapara) - (15) Stoch/(18) Jendrišek (71' (20) Kopúnek) - (11) Vittek
Coach: Weiss
Brésil - Chili
Attendu au tournant, le Brésil l'était. Peu convaincant en phase de poules, il devait affronter le Chili, une des équipes révélation du premier tour mais exsangue car privé de trois de ses joueurs majeurs, suspendus pour cumul de cartons lors de la défaite face à l'Espagne (1-2). À l'Ellis Park Stadium de Johannesbourg, le Brésil prend en tout cas les choses en main et met huit minutes à se créer la première occasion par Gilberto Silva dont la frappe était magnifiquement renvoyée en corner par Bravo. Fidèles à leur stratégie les Brésiliens sont en tout cas patients et étouffent les velléités offensives chiliennes. Et l'ouverture du score intervient presque naturellement à la 35ème minute pour la Seleçao: corner de Maicon et tête de Juan, qui s'élève plus haut que tout le monde, au fond des filets. Le Brésil version Dunga ne laisse pas filer un match une fois qu'il l'a en main et le Chili en fait l'amère expérience. Trois minutes après l'ouverture du score, Robinho trouve Kaká qui lance dans la profondeur Luís Fabiano qui profite du mauvais alignement de la défense chilienne pour se retrouver seul face à Bravo, le dribbler puis glisser le ballon au fond des filets. Invisible depuis le début de la partie, l'avant-centre brésilien confirme sa redoutable efficacité. Grâce à un réalisme glaçant le Brésil mène à la pause.
La deuxième mi-temps démarre sur les mêmes bases. Et sans forcer le Brésil marque un troisième but peu avant l'heure de jeu: Ramires accélère et trouve Robinho qui battait Bravo du droit. Les espoirs chiliens étaient morts et enterrés avec ce troisième but. Deux occasions à signaler jusqu'au coup de sifflet final: une frappe lourde de Daniel Alves, de peu à côté (61') et une étrange reprise de volée d'Humberto Suazo qui finissait sa course sur la transversale (77'). Le Brésil s'impose finalement largement, à l'italienne grâce à une défense très solide. On attend de voir cette équipe à l'œuvre dans un match à enjeu face à une grosse cylindrée: ça tombe bien, ce sont les Pays-Bas qui se présentent en quarts de finale. Le Chili aura réalisé un bon Mondial malgré cette note finale négative grâce à son jeu léché. Il s'agissait de la plus jeune équipe de la compétition, ce qui laisse supposer qu'il faudra compter avec elle.
Brésil 3-0 (2-0) Chili
Buts: Juan (35'), Luís Fabiano (38'), Robinho (59')
Avertissements: Brésil: Kaká (30'), Ramires (72'); Chili: Vidal (47'), Fuentes (68'), Millar (80')
Brésil: (1) Júlio César/(2) Maicon - (3) Lúcio(c) - (4) Juan - (6) Michel Bastos/(13) Daniel Alves - (8) Gilberto Silva - (18) Ramires/(10) Kaká (81' (20) Kleberson)/(11) Robinho (85' (16) Gilberto) - (9) Luís Fabiano (76' (21) Nilmar)
Coach: Dunga
Chili: (1) Bravo(c)/(4) Isla (62' (20) Millar) - (5) Contreras (46' (21) Tello) - (18) Jara - (2) Fuentes/(8) Vidal - (6) Carmona - (15) Beausejour/(7) Sánchez - (9) H. Suazo - (11) M. González (46' (10) Valdivia)
Coach: Bielsa
Et on connait donc la troisième des quatre affiches des quarts de finale, avec un autre choc:
2 juillet: 16h (Port Elizabeth): Pays-Bas - Brésil
Buteurs:
1. Gonzalo Higuaín (Argentine); Róbert Vittek (Slovaquie): 4 buts
3. Thomas Müller (Allemagne); Luís Fabiano (Brésil); David Villa (Espagne); Landon Donovan (États-Unis); Asamoah Gyan (Ghana); Luis Suárez (Uruguay): 3 buts
9. Miroslav Klose, Lukas Podolski (Allemagne); Carlos Tévez (Argentine); Brett Holman (Australie); Elano (Brésil); Samuel Eto'o (Cameroun); Lee Chung-Yong, Lee Jung-Soo (Corée du Sud); Keisuke Honda (Japon); Javier Hernández (Mexique); Kalu Uche (Nigeria); Wesley Sneijder (Pays-Bas); Tiago (Portugal); Diego Forlán (Uruguay): 2 buts
23. Bongani Khumalo, Katlego Mphela, Siphiwe Tshabalala (Afrique du Sud); Cacau, Mesut Özil (Allemagne); Jermain Defoe, Steven Gerrard, Matthew Upson (Angleterre); Martín Demichelis, Gabriel Heinze, Martín Palermo (Argentine); Tim Cahill (Australie); Maicon, Juan, Robinho (Brésil); Jean Beausejour, Mark González, Rodrigo Millar (Chili); Ji Yun-Nam (Corée du Nord); Park Chu-Young, Park Ji-Sung (Corée du Sud); Didier Drogba, Salomon Kalou, Romaric, Yaya Touré (Côte d'Ivoire); Nicklas Bendtner, Dennis Rommedahl, Jon Dahl Tomasson (Danemark); Andrés Iniesta (Espagne); Michael Bradley, Clint Dempsey (États-Unis); Florent Malouda (France); Kevin-Prince Boateng (Ghana); Dimitris Salpingidis, Vasilis Torosidis (Grèce); Daniele De Rossi, Antonio Di Natale, Vincenzo Iaquinta, Fabio Quagliarella (Italie); Yashito Endō, Shinji Okazaki (Japon); Cuauhtémoc Blanco, Rafael Márquez (Mexique); Yakubu Aiyegbeni (Nigeria); Winston Reid, Shane Smeltz (Nouvelle-Zélande); Antolín Alcaraz, Cristian Riveros, Enrique Vera (Paraguay); Klaas-Jan Huntelaar, Dirk Kuyt, Arjen Robben, Robin van Persie (Pays-Bas); Cristiano Ronaldo, Hugo Almeida, Liédson, Raul Meireles, Simão (Portugal); Milan Jovanović, Marko Pantelić (Serbie); Kamil Kopúnek (Slovaquie); Valter Birsa, Robert Koren, Zlatan Ljubijankič (Slovénie); Gelson Fernandes (Suisse); Álvaro Pereira (Uruguay): 1 but
Ont marqué contre leur camp: Simon Poulsen (Danemark) pour les Pays-Bas; Park Chu-Young (Corée du Sud) pour l'Argentine