Etats-Unis - Brésil

Publié le par Karim Hameg


Salut à tous!!
La Coupe des Confédérations 2009 tirait sa révérence en ce dimanche avec deux matchs: celui pour la 3ème place entre l'Espagne et l'Afrique du Sud et surtout la grande finale qui opposait à Johannesburg l'invité-surprise américain au Brésil. Les deux équipes s'étaient déjà affrontées durant la phase de groupes et les Sud-Américains n'avaient fait qu'une bouchée de Landon Donovan et de ses coéquipiers, balayés 3-0. Mais le scénario allait il être le même ce soir, face à des Américains désormais décomplexés et surmotivés après avoir éliminé le champion d'Europe au tour précédent?

La composition des deux équipes était relativement classique. Les Etats-Unis ont conservé leur 4-4-2 qui avait fait fureur face à l'Egypte et à l'Espagne avec les mêmes joueurs à une exception près puisque Feilhaber (né à Rio de Janeiro et qui a vécu six ans au Brésil) remplaçait Bradley, suspendu après son expulsion injuste en demi-finales. Côté brésilien, on avait aligné la même équipe que celle qui avait disputé les trois derniers matchs. Juan étant toujours blessé, c'était Luisão qui accompagnait le capitaine Lucio en défense centrale.
La première occasion du match intervenait après deux minutes de jeu et était l'oeuvre de l'Américain Clint Dempsey. Les Brésiliens répondaient à la 6ème minute par une tête de Kaka sur un corner de Robinho.
Deux minutes plus tard, Spector centrait et Dempsey tentait une reprise peu académique du pied droit qui finissait néanmoins par battre Julio César. Incroyable équipe américaine qui après s'être miraculeusement qualifiée pour les demi-finales où elle a mis fin à l'incroyable série victorieuse d'une Espagne que l'on pensait invincible menait au score en finale de la Coupe des Confédérations, face au Brésil! Sonnés, les Auriverde tentaient bien une réaction mais le tir de Robinho, bien enroulé, était dévié en corner par Howard.
Les Etats-Unis continuaient dès lors sur leur lancée et se procuraient des occasions sur corner par le capitaine Bocanegra, de la tête (13'), puis par Dempsey dont la frappe manquait le cadre (14'). Le rythme du match retombe ensuite et il faut attendre la 25ème minute pour assister de nouveau à une occasion, par Felipe Melo qui voyait son tir arrêté par Howard qui s'illustrait dans la minute suivante en repoussant en corner une frappe de Maicon qui faisait suite à une excellente combinaison avec Kaka. Le corner est mal tiré et le ballon récupéré par les Américains qui partaient en contre. Donovan trouvait Davies sur sa gauche qui lui remettait parfaitement le ballon. D'un contrôle, le n°10 des Stars and Stripes éliminait Ramires avant d'aller battre Julio César d'une frappe croisée du gauche. Stupeur à Johannesburg où les Etats-Unis mènent deux buts à zéro.
Obligé de réagir désormais le Brésil se lançait à l'assaut des buts de Tim Howard. André Santos prenait sa chance mais voyait son tir stoppé par le portier américain (34'). Luis Fabiano prenait ensute sa chance mais tirait au dessus (35'). Robinho, d'une frappe contrée (41') puis Maicon, d'un extérieur du droit (42') manquaient à leur tour le cadre, tout comme Felipe Melo, lui aussi contré (44'). A la mi-temps, une opportuniste équipe des Etats-Unis parvenait à créer la sensation et était tout près de tenir le plus grand exploit de son histoire.

Le Brésil démarrait la seconde période comme elle avait fini la première, c'est-à-dire en essayant de marquer le plus vite possible pour préserver ses chances dans cette finale. C'est ce qu'elle fera avec brio sur sa première occasion de la deuxième mi-temps: Ramires trouvait Maicon qui parvenait à servir Luis Fabiano, qui, dos au but, se retournait à la vitesse de l'éclair et enchaînait avec une frappe du pied gauche qui ne laissait aucune chance à Howard. Et voila la Selecão totalement relancée dans cette finale.
Dès lors, il n'y aura plus qu'une seule équipe sur le terrain. A la 58ème minute, Robinho frappait un corner qui trouvait son capitaine Lucio qui voyait sa tête parfaitement sortie par un magnifique arrêt d'Howard (58'). Deux minutes plus tard André Santos centrait pour Kaka dont la tête était sortie de justesse par Howard. Le futur madrilène pense avoir marqué, à raison car les ralentis de la télévision prouveront que le ballon avait bel et bien intégralement franchi la ligne de but, condition sine qua non pour voir un but être validé. 
Dominés, les Américains sortaient la tête de l'eau et parvenaient à se créer de jolies opportunités par Donovan puis Dempsey (65') qui voyaient à chaque fois leurs tentatives lointaines repoussées peu académiquement par les poings de Julio César. Simple éclaircie dans le ciel américain où de gros nuages s'ammoncelaient inexorablement malgré l'avantage au score.
A la 70ème minute, Lucio parvenait à bien lancer Luis Fabiano qui était devancé de justesse par une sortie de l'impeccable Howard. Daniel Alves, entré en jeu à la 66ème minute, puis Felipe Melo manquaient ensuite le cadre. Mais l'inévitable avait finalement lieu à la 74ème minute lorsque Kaka déposait Spector avant d'adresser un centre qui parvenait à Robinho dont le tir rebondissait sur la barre transversale. Le ballon revenait alors sur Luis Fabiano qui n'avait plus qu'à ajuster sa tête pour inscrire le but égalisateur, son cinquième dans la compétition. 
Revenus de l'enfer, les Brésiliens n'avaient plus qu'un seul objectif: inscrire le but de la victoire pour éviter la prolongation. Kaka (77') puis Robinho (81') ne parvenaient pas à cadrer alors qu'entre temps Bornstein (80') manquait de peu de redonner l'avantage aux Etats-Unis d'une frappe qui passait de peu à côté.
On joue la 84ème minute lorsque le Brésil obtenait un corner que le remplaçant Elano se chargeait de frapper. Le ballon était déposé sur la tête de Lucio qui venait battre, avec l'aide du poteau, Tim Howard, donnant ainsi l'avantage du Brésil au meilleur moment possible face à des Américains abasourdis de voir leur avantage conséquent s'être envolé. Les Stars and Stripes ne parvenaient pas à refaire leur retard malgré une dernière occasion signée Onyewu, de la tête (88'), et voyaient leur rêve se briser.
Au final, victoire logique des Auriverde qui auront dominé le match de la tête et des épaules. Le Brésil empoche sa troisième Coupe des Confédérations, nouveau record, et conserve son trophée acquis il y a quatre ans en Allemagne. On ne peut toutefois s'empêcher d'être déçu pour une équipe américaine qui aura jeté toutes ses forces dans la bataille et que l'on reverra sans doute dans un an au même endroit décomplexée par ses récentes performances. En attendant, Bob Bradley et ses hommes auront pour objectif de conserver leur trophée continental, la Gold Cup. Et cela commence dès samedi prochain (le jour de leur fête nationale, le 4 juillet) à Seattle face à Grenade.

Dans l'après-midi, lors du match pour la troisième place, on a assisté à une jolie opposition entre l'Espagne et l'organisateur sud-africain à Rustenburg. Tout s'est décidé en fin de match. Mphela a ouvert le score pour l'Afrique du Sud qui pensait tenir son avantage jusqu'au bout mais c'était sans compter sur Daniel Güiza qui parvenait à égaliser (88')... et à donner l'avantage aux champions d'Europe (89'). Au bout du suspense, les Bafana Bafana trouvaient les ressources nécessaires pour revenir à hauteur de l'Espagne grâce à une nouvelle réalisation de Mphela (90'+3'). L'affaire s'est finalement décidée en prolongations lorsque Xabi Alonso, d'un superbe coup franc direct, inscrivait le but de la victoire (107') qui permettait à une sélection ibérique visiblement émoussée de repartir d'Afrique du Sud avec la médaille de bronze autour du cou.

On a également assisté à la remise des distinctions individuelles, juste après la finale. Avec 5 buts marqués, le Brésilien Luis Fabiano succèdait à son compatriote Adriano au palmarès du Soulier d'Or qui récompense le meilleur buteur de la compétition. Kaka a quant à lui été élu meilleur joueur, devant son coéquipier Luis Fabiano et l'Américain Clint Dempsey. Le portier des Etats-Unis, Tim Howard, a reçu le titre de meilleur gardien de cette édition 2009 de la Coupe des Confédérations tandis que le trophée du fair-play revenait à la sélection du Brésil.

Buteurs:
1. LUIS FABIANO (Brésil, 5 buts)
2. Fernando Torres (Espagne, 3 buts); David Villa (Espagne, 3 buts); Clint Dempsey (Etats-Unis, 3 buts)
5. Katlego Mphela (Afrique du Sud, 2 buts); Bernard Parker (Afrique du Sud, 2 buts); Kaka (Brésil, 2 buts); Mohamed Zidan (Egypte, 2 buts); Daniel Güiza (Espagne, 2 buts); Landon Donovan (Etats-Unis, 2 buts); Guiseppe Rossi (Italie, 2 buts)
12. Daniel Alves (Brésil, 1 but); Felipe Melo (Brésil, 1 but); Juan (Brésil, 1 but); Lucio (Brésil, 1 but); Maicon (Brésil, 1 but); Robinho (Brésil, 1 but); Mohamed Homos (Egypte, 1 but); Mohamed Shawky (Egypte, 1 but); Francesc Fabregas (Espagne, 1 but); Fernando Llorente (Espagne, 1 but); Jozy Altidore (Etats-Unis, 1 but); Michael Bradley (Etats-Unis, 1 but); Charlie Davies (Etats-Unis, 1 but); Daniele De Rossi (Italie, 1 but)
Ont marqué contre leur camp: Andrea Dossena (Italie, pour le Brésil)  

Etats-Unis - Brésil
Coupe des Confédérations - Finale
Dimanche 28 juin 2009 - Ellis Park Stadium, Johannesburg
Score:
2-3 (2-0)
Buts: Etats-Unis: Dempsey (10'), Donovan (27'); Brésil: Luis Fabiano (46', 74'), Lucio (84')
Avertissements: Etats-Unis: Bocanegra (18'); Brésil: Felipe Melo (25'), André Santos (36'), Lucio (69')
Etats-Unis: (1) Tim Howard/(21) Jonathan Spector - (5) Oguchi Onyewu - (15) Jay DeMerit - (3) Carlos Bocanegra(c)/(8) Clint Dempsey - (13) Ricardo Clark (88' (4) Conor Casey) - (22) Benny Feilhaber (75' (2) Jonathan Bornstein) - (10) Landon Donovan/(9) Charlie Davies - (17) Jozy Altidore (75' (16) Sacha Kljestan)
Coach: Bob Bradley
Brésil: (1) Julio César/(2) Maicon - (3) Lucio(c) - (14) Luisão - (16) André Santos (66' (13) Daniel Alves)/(18) Ramires (67' (7) Elano) - (8) Gilberto Silva - (5) Felipe Melo/(10) Kaka/(9) Luis Fabiano - (11) Robinho
Coach: Dunga 

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Breaking news 
•Marseille aurait trouvé un accord avec le FC Porto pour le transfert du milieu de terrain argentin Lucho Gonzalez.
•Le Paris Saint-Germain serait sur le point de conclure les arrivées de l'attaquant de Sochaux Mevlut Erding et du gardien de l'Atletico Madrid Grégory Coupet.
•Le Milan AC aurait renoncé à Aly Cissokho (à qui l'on a décelé des problèmes dentaires lors de la visite médicale qui ont empêché la signature du contrat) et à Edin Dzeko que Wolfsburg ne veut pas lâcher.
•Le milieu vénézuelien de Majorque, Juan Arango (29 ans), a rejoint le Borussia Mönchengladbach pour 3,6 millions d'euros.
•Olivier Monterrubio est de retour en France. Après un an chez les Suisses du FC Sion (avec une victoire en coupe à la clé), l'ancien lensois, rennais et nantais (33 ans) a signé à Lorient pour deux saisons.
•Luiz Felipe Scolari n'est pas tendre avec ses anciens joueurs de Chelsea. Aujourd'hui exilé chez les Ouzbeks du FC Bunyodkor, l'ancien sélectionneur du Brésil et du Portugal a déclaré que Cech, Ballack et Drogba faisaient la loi dans le vestiaire des Blues et refusaient d'obéir à ses ordres durant les entraînements.  
•Coup dur pour Liverpool puisque le latéral gauche Fabio Aurelio s'est tordu le genou en jouant avec ses enfants dans son jardin.
•Relegué en D2 espagnole, le Betis Séville a obtenu le prêt de Sunny, le joueur du FC Valence, et celui du défenseur d'Almeria Carlos Garcia. 
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Publié dans Résumés Sélections

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S
Chaud Chaud les marrons !!!
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S
dommage pour les USA... et pour le Brésil qui ne remportera donc pas la coupe du monde ^^
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M
Les Usa aurait pu l'emporter. A la mi-temps je pensais qu'ils tenaient le bon bout mais l'armada brésilienne en à décidé autrement !
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L
On a eu en finale les deux équipes qui l'ont pris le plus au serieux cette coupe des conf'. C'est malgré tout une équipe du Brésil qui joue par intermittence, qui n'impose de maitrise totale, qui joue en contre et défend en permanence à 6...C'est efficace mais par sûr que ca plaise au peuple brésilien...<br /> libertyfoot
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C
Salut à toi Karim.<br /> Beau match<br /> Après avoir été menés deux buts à zéro, les brésiliens ont su revenir et renverser une situation qui semblait bien mal partie. Malgré une défaite difficile à accepter, les Américains peuvent être fiers de leur superbe parcours !
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